JEUDI 4 AOUT

 

[Ben Mazué]

 

Pour Ben Mazué, le Paradis c’est ici et maintenant, ça peut être un endroit ou un objet, peut-être même une nomination aux Victoires de la Musique 2022 pour un spectacle de conteur, entre stand up et concert, à la découverte d’un album délicat et tendre, de ce moment précis où il entre en scène pour partager un peu plus que quelques chansons, où il nous entraîne dans une parenthèse enchantée au milieu d’un océan tourmenté. Car s’il ne passe pas à la radio, ou très peu, en revanche depuis presque quinze ans, il jongle comme personne avec les mots sur toutes les scènes de France, cherchant la femme idéale à grand renfort de chansons qui disent l’universel en parlant d’intime, pointant les maux d’aujourd’hui tout en s’amusant des sentiments. 

Chanteur, musicien, narrateur, poète, son univers ne connait pas de frontières, se joue des modes et des tourments pour toujours nous offrir le plus rapide chemin vers l’émotion.  Et si l’humour est, toujours, de la partie c’est tout en douceur, tendrement complice, presque pudique, afin de laisser sa pop paisible prendre son envol et venir caresser nos oreilles et nos cœurs. Plaçant ses chansons au centre d’influences jazz, urbaines ou slam, Ben Mazué nous invite à pousser la porte de son paradis, là où, en toute intimité, toute simplicité, en chantant, murmurant ou scandant, il nous ouvre les portes d’une vie qui, finalement, ressemble à s’y méprendre à la nôtre !

 



[Tryo]

 

Dans un monde où l’on oublie d’aimer les petites flammes, les dilemmes, où nos vies ressemblent à un chant de bataille, qu’il est doux de rêver avec Tryo, de partager avec eux cette liberté qui n’est pas qu’un mot comme un autre, ces rires d’enfants et un peu de cette sincérité qui nous manque tant, ce petit air pur et frais qui naît de la bonne humeur. Album après album, hymne après hymne - comment oublier «Désolé pour hier soir», «Ce que l’on sème» ou «L’hymne de nos campagnes», Tryo a su s’affranchir de ses propres limites, casser les barrières qui pouvaient le retenir ici ou là, pour baguenauder au fil du temps dans des contrées plus folk, plus rock, sans pour autant quitter les rivages heureux d’un reggae festif. 

Peu importe le flacon d’ailleurs car la douce ivresse est toujours au rendez-vous, ce petit parfum exquis qui irrésistiblement nous invite à partager des moments de joie sans arrière-pensée, juste pour le plaisir de faire la fête sans jamais oublier de réfléchir en même temps, à grand renfort de chansons capables à la fois de faire bouger les corps tout en véhiculant un message fort, écologique, politique et social. Alors, sous les étoiles de Sauveterre, les deux pieds sur cette terre qu’ils aiment tant et veulent à tout prix préserver de la folie des hommes, Tryo sèmera quelques graines en forme de poussière d’étoile, petites mélodies posées sur les nuages pour faire vibrer nos cinq sens en donnant du sens à nos vies tourmentées.



[La Femme]

 

Parfois la nuit on ment, ou juste l’on change de paradigme en faisant tomber les masques pour célébrer le néant et la folie, pour courir et pleurer dans cette étrange et perturbante énigme que l’on appelle la vie. Parfois, la nuit, on s’enivre jusqu’à la déraison en se laissant gagner par les rythmes french pop d’une mélodie étourdissante, où chaque note, chaque mot, chaque gimmick nous rappelle qu’il existe dans nos contrées des songwriters redoutables, des artistes qui, à l’instar de Sacha Got et Marlon Magnée, le binôme historique de La Femme, savent créer des hymnes instantanés, des titres, portés par de troublantes voix féminines, qui nous touchent sans en avoir l’air et nous donnent envie de bouger en parcourant avec frénésie un spectre esthétique si large que n’importe qui d’autre s’y perdrait.

En revenant en force dans nos oreilles avec un troisième album, «Paradigmes», flamboyant et enfiévré, La Femme nous plonge dans un bain musical comme il en existe peu sur la scène actuelle, riche et surprenant, improbable et enthousiasmant, source inépuisable de turbulences sonores capables de nous embarquer sans ceinture pour une session dans un grand huit joyeux et décomplexé. De quoi nous donner envie de lâcher les chevaux du côté de Sauveterre de Rouergue et, entre rap, électro, pop rock aux résonances sixties et seventies, foutre un sacré bordel jusqu’à épuisement du stock disponible.



 

Suite de la programmation à venir...