SAMEDI 30 AVRIL

[ Massilia Sound System ]

#salecaractere #reggae

Le problème quand on a un sale caractère c’est qu’il est assez rare que les choses s’arrangent avec le temps qui passe, d’autant plus lorsque la période n’incite pas à la joie exubérante et à la folie débordante. Mais, fort heureusement, la musique adoucit les mœurs et il suffit de peu, d’une rythmique électronique entêtante et énergisante, d’un peu de guitare énervée, pour que, tôt ou tard, les drôles de poissons sortent dans la rue et remuent, levant les bras le plus haut possible vers le ciel en une ode à la liberté et à la résistance.

Et quoi de mieux pour cela que le son de Massilia Sound System, ses instrus rub a dub collés dans de grosses enceintes qui déboîtent, des effluves orientales qui viennent enrober des sonorités urbaines autotunées, et ses mots qui parlent autant au cœur qu’à l’intelligence, invitant les minots que les mamies autant à la fête qu’à la rébellion contre un système qui de plus en plus oublie l’humain ?

Quoi de mieux qu’un mistral chaleureux soufflant tout droit de Marseille pour réchauffer nos corps et nous aider à ouvrir les yeux sur ces tempêtes qui approchent et promettent de balayer sur leur passage tout ce qui fait l’élan de nos vies. Certes Papet J, Gari Greu et le Moussu T roumèguent, rouspètent, ronchonnent, mais c’est parce qu’ils sont vigilants pour éviter que toutes les bornes soient dépassées. Certes ils ont un sale caractère mais c’est pour mieux nous inviter à ouvrir notre cœur aux voisins du monde entier, à nous lever, ne jamais rester assis sur un banc à regarder le monde partir sans nous, à aller de l’avant en espérant que le grand soir sera un jour d’actualité. Au carrefour de toutes nos illusions, Massilia Sound System nous invite à venir dans leur rue pour une fête musicale gorgée de soleil, de liberté, de partage, en somme, le cocktail idéal pour mettre le oaï à Sauveterre !



[ Raoul Petite (officiel) ]

#DansTonKulte #VieuxQuiDechire

On est pas sérieux quand on a plus de quarante ans !... En tout cas, pas quand, comme Raoul Petite, on passe sa vie sur les routes hexagonales pour mettre le oaï un peu partout, à grand renfort de concerts surréalistes et sexy, débridés et furieux, des shows reculant les limites pour mieux laisser leur empreinte dans le cerveau et le cœur d’un public systématiquement conquis.

Pour ce collectif à géométrie variable, la recette est simple et tient en peu de mots : une grosse dose de rock explosif, un zest de fonky attitude, beaucoup d’énergie pour secouer tout ça et une volonté de toujours offrir au public un souvenir indélébile. Et ça marche puisque depuis quatre décennies, la petite bande accumule les concerts en France, en Europe et ailleurs, met le feu aux plus belles salles (de l’Olympia trois fois rempli à craquer au Bataclan et autre Elysée Montmartre) et aux plus grands festivals tels que la Fête de l’Huma, les Eurockéennes ou bien encore les Francofolies. Baignant dans un amour kamikaze pour les traversées houleuses et flamboyantes, avec Carton, son éternel et kultissime chanteur à la barre, Raoul Petite traverse le temps sans vieux ni maître, transformant chaque concert en ode vibrionnante à la jeunesse éternelle, en spectacle total ne connaissant ni auto-censure ni restrictions, juste pour le plaisir de surprendre et d’embarquer tout le monde dans un voyage plein d’audace et de folie.

Comme dit un vieux sage délicieusement non-conformiste, “C’est en évitant de mettre la tête dans son kulte que l’on continue le chemin sans rien perdre de son intégrité ni de son panache». Ca tombe bien, Raoul Petite n’a aucune envie de sortir la tête de son kulte avant de venir au Soft’R !



[ Cocanha ]

#occitan #polyphonie #puput

Comme une graine de vie que rien ne pourrait empêcher de grandir et de courir vers le soleil, un drôle d’oiseau s’envole et bondit entre les nuages, libre d’aller où il le souhaite, porté qu’il est par des mélodies aussi envoûtantes que minimalistes, aussi puissantes que légères. Se faisant, il nous montre le chemin, celui qui mène à la découverte de deux voix singulières qui, en une polyphonie hypnotique, se mêlent et se marient, s’enroulant dans une pulsation qui nous percute et nous bouleverse, pour créer un univers comme l’on en croise assez peu sous nos latitudes.

De ces deux voix complémentaires, posées sur des percussions amplifiées, Cocanha tire sa force et son originalité, et puise dans le répertoire traditionnel occitan pour trouver la matière première qui nourrit son imaginaire et explorer un terrain de jeu où les mots, chantés en occitan, font sens et nous questionnent, paradoxalement, sur notre société contemporaine, sur ses dérives et nos propres errements.

Dans un face à face percutant, et pourtant sensible, Cocanha fait de sa langue une arme de rêve massif, un outil tranchant capable de façonner le réel pour lui donner des couleurs inédites, et propulse la culture traditionnelle dans une autre dimension, totalement moderne et hautement festive. Nul besoin de comprendre tous les mots pour en saisir la puissance émotionnelle, il suffit juste d’ouvrir son cœur et son esprit pour qu’y souffle un vent de liberté et d’humanité. En confiant à nos oreilles avides de vrai ses hymnes à la vie et à l’altérité, Cocanha fait de nous les spectateurs émerveillés d’une musique si vivante qu’elle semble dotée d’une vie propre et d’une capacité hors normes à faire bouger les corps. Suivez donc ce drôle d’oiseau, il vous entraîne au paradis !

 



[ Djé Balèti ]

#PowerTrio #BalPsychédélique #TroubadourAfroPunk

A la croisée des continents et des cultures, il n’est de plus beau message qu’un métissage qui ouvre de nouvelles routes, qui réinvente des langages pour mieux s’affirmer universel. De ses racines et de ses voyages, Jérémy Couraut, chanteur et fondateur de Djé Balèti, a su tirer la force et l’inspiration pour s’émanciper des carcans habituels, histoire de pouvoir creuser un sillon qui n’appartient qu’à lui et à ceux qui, très volontairement, succombent à l’envoûtement de sa musique organique.

Avec ses complices Antoine Perdriolle et Menad Messaoui, il trace son chemin comme un vagabond magnifique et flamboyant, mélangeant en toute liberté rythmes afros et sonorités rock, ragga ou rythmes endiablés, toujours en équilibre sur le temps, pour bouleverser nos habitudes et amplifier nos sensations. La transe qu’il libère est de celles qui décillent les yeux et fait bouger les corps, qui enchante les sens tout en bousculant les absurdités d’un monde de plus en plus matérialiste, de plus en plus fou et violent. Dans le clapotis de nos quotidiens désemparés, Djé Balèti convoque déesses et héroïnes légendaires, fous majestueux et rêves indicibles, pour nous embarquer, tantôt en chant espina tantôt en français, dans une descente, tout sauf anodine et calme, le long d’un fleuve tonitruant, découvrant au fil de l’eau des histoires et des personnages dont les destins résonnent intimement à nos oreilles trop habituées à subir des univers formatés.

En mélangeant ses influences caribéennes à sa culture roots occitane, en donnant à son afro rock des couleurs aussi punk que psychédéliques, Djé Balèti nous ouvre les portes de son rêve fou, celui d’une musique qui s’affranchit des limites pour mieux nous embarquer et inciter nos imaginaires à voir le monde autrement !

 



[ Bob's Not Dead ]

#rocknroll #poètepunk #notdead!

 

Mais qui est donc cet individu qui vient séant bousculer un tantinet notre confortable et apaisante routine ? Est-ce un chanteur réaliste déjanté ? Un poète punk (ou inversement) à peine sorti d'un rade alternatif ? Ou n'est-ce finalement qu'un rêveur utopique et atypique qui se serait perdu dans un monde trop grand pour lui ?

A voir Bob's Not Dead débouler sur scène, seul avec sa guitare et sa sincérité, on se dit qu'il doit être tout cela à la fois, et peut-être même un peu plus ! Car si le regard qu'il pose sur le monde et la société qui l'entoure est aussi critique que lucide, il l'entoure d'une telle poésie, parfois immédiatement visible, d'autres fois bien cachée derrière un humour provocateur, qu'il est difficile, voire impossible, de rester indifférent à ces petites histoires de tout et de riens, ces chansons simples - mais pas simplistes ! - qui racontent nos vies, nos grands espoirs et nos petits combats, nos errances futiles et nos peurs profondes.

Et s'il découpe ces tranches de vie qu'il nous conte avec son opinel rouillé, c'est avec tendresse qu'il le fait, comme pour mieux nous amener à questionner nos propres vies, nos propres envies.

Dans le grand folklore d'un monde devenu complètement fou, il agite les évidences pour provoquer le partage, parle de la souffrance des uns pour mieux souligner la connerie des autres, mêle chanson française, rock et autres sonorités venues d'ailleurs et d'ici pour annuler toute tentation de le mettre dans une case, pour affirmer, si besoin était, sa liberté totale. Dans l'air débordé de cris du cœur, Bob's Not Dead a fait ce rêve flamboyant, quoique noir et blanc, où il suffisait de quelques chansons pour que les affreux et les clowns puissent une bonne fois pour toutes changer notre monde, ne serait-ce que quelques instants !

 



[Clara Sanchez]

#unefillesansloi #accordeon #chansonfançaise

 

Quelque part sur notre Terre se promènent des personnages couleur sépia, des femmes et des hommes vivent sur un fil entre hier et aujourd’hui, projetant leurs ombres sur les façades plus ou moins tristes de nos existences futiles. On pourrait les croire sans saveur, inutiles, tout sauf dignes de voir leurs histoires racontées et pourtant…

Avec sa gouaille populaire et son accordéon enthousiaste, Clara Sanchez leur offre un peu de lumière, quelques mots savoureux, presque amoureux, pour peindre leur portrait avec de jolies couleurs d’humanité, eux que le monde d’aujourd’hui feint d’ignorer ou, pire, méprise ouvertement. Là, dans son petit théâtre du bonheur, il y a des filles sans loi et des hommes prenant racine au coin d’un bar enfumé, des réfugiés d’un ailleurs mortel et des gamines en colère d’ici, des oiseaux sans ailes et des laissés sur le bord du trottoir, des bordels à l’atmosphère saturée d’humidité et des boulevards oubliés, il y a surtout, cette poésie qui n’appartient qu’au quotidien de ceux qui ne sont rien aux yeux de ceux qui ont tout.

De sa voix puissante de chanteuse de rue, Clara Sanchez nous conte ce monde disparu, ces silhouettes oubliées avec leurs peines et leurs joies, leurs solitudes et leurs flamboyances. Comme autant de petits poissons tournant dans un verre, les personnages dont nous parle Clara sont autant de petites parcelles de cette humanité que le temps qui passe à trop tendance à oublier, préférant de loin tout ce qui brille même si, surtout si c’est factice.

Secrète funambule des mots qui avance chantante et dansante sur des chemins non balisés, Clara Sanchez nous offre un petit tour dans son manège à elle empli de chansons françaises, n’attendons pas avant de monter à son bord ! 



[La Charcuterie Musicale 🐷]

#rosita #microchon #blindtest

 

Etes-vous sûr(e)s et certain(e)s d’avoir une vraie belle culture musicale ?

 

Pensez-vous, en votre for intérieur, être totalement incollables sur ces sons qui ont fait l’actu hier et qui bougent nos oreilles aujourd’hui ?... Oui ?... Non ?... Peut-être ?... Ne se prononce pas ?

 

Et si vous veniez vous confronter, dans la joie et la bonne humeur, à Mister Microchon, et sa bande d’agités du bocal de rillettes, pour faire le point sur votre niveau réel ?

Vous allez voir, le principe est super simple. Vous venez en groupe (à défaut on vous offrira des acolytes), vous enfilez votre tenue de combat - chapeau à paillettes, lunettes roses et collier aux couleurs de votre équipe -, et c’est parti pour un quizz musical totalement déjanté, délibérément exubérant et décontracté. Sous la houlette de Dj Halouf et de ses amis (Slipman, Salami Nacéri, Tino Rôti, The Butcher, Jean Michel Jarret, Lady Couenne, Notorious Pig, Pinky Punk, The Pig Lebowsky, El Nino le petit cochon, Knacky Chan et Jean François, le fils caché de Claude François) vous devrez être les plus rapides à reconnaître l’un des 3000 morceaux contenus dans la playlist de la Charcuterie Musicale, entre rock, pop, variété française et internationale, reggae, électro, toutes époques confondues.

 

Vous trouvez ça dur ? Pas de panique, face à la caravane Rosita tout le monde, de 7 à 77 ans voire plus, a sa chance, car rien jamais n’est joué d’avance et il suffit d’un coup de buzzer sur un tube chanté à tue-tête pour conquérir la victoire. Alors, comme tous les sons sont dans l’cochon, profitez donc de votre venue à Soft’R pour tenter votre chance car en cultivant, croûte que croûte, lard de la fête, ces charcutiers kitsch vont vous mettre dans les meilleures dispositions qui soient pour profiter du festival !