VENDREDI 29 AVRIL

[ Caballero VS JeanJass]

#oso #hattrick #pharaonblanc #DoubleJ

 

 

Mesdames et messieurs, bienvenue sous le dôme du tonnerre, installez-vous confortablement le clash va bientôt commencer !... Admirez donc ces deux guerriers paisibles de la punchline qui fait mouche et du flow tranquille, dans le coin gauche Caballero, qui revient de l’espace où les météorites ne parlent que de lui, dans le coin droit, JeanJass qui parfois se demande s’il n’est pas devenu un robot, et au milieu l’arbitre… ou une chèvre !...

Allez savoir avec ces deux-là, eux qui n’aiment rien tant que brouiller les pistes et surprendre. Ils ont passé quatre ans en duo à produire vite et bien des titres aux punchlines mythiques, à sillonner les routes d’Europe en fiers représentants du rap belge, pas de souci, les voici qui sortent chacun un opus solo, respectivement intitulés «Oso» et «Hat trick», et… les sortent sur un même double album…

Ils animent de concert, et avec une complicité folle, l’imparable émission «High et fines herbes» sur Youtube où ils reçoivent leurs amis rappeurs pour quelques délires plus ou moins embrumés… et, pourtant, décident de repartir ensemble sur les routes en mettant en scène leur affrontement fratricide où chacun de leurs nouveaux titres solos seront autant de scuds lancés à la face de l’autre.

Pas de risque, toutefois, d’une scission définitive car il y a fort à parier que leurs plus grands titres seront également de la partie, tout comme ceux de leur mixtape «High et fines herbes» - inspirée, de fait, par leur série -, qui n’ont, pandémie oblige, jamais été joués en live, le tout donnant à ce clash amical des airs de n’importe quoi aussi stupéfiant qu’hilarant, aussi fou que percutant. Préparez-vous bien car ce combat musical de haute tenue devrait faire fumer le parquet (et pas que !) et trembler les murs du Soft’R Festival !

Caballero

JeanJass




[Guts - dj set]

#beatmaker #solaire #afrogroove #tropical

 

 

S’il se définit lui-même comme un enfant du hip-hop, ayant œuvré aussi bien avec Alliance Ethnik que les Svinkels, Big Red ou les Sages Poètes de la Rue, réduire Guts à cela serait une erreur tant il aime nous embarquer pour des voyages musicaux au long cours, périples rêveurs en direction de terres sonores délicieusement colorées, tant il apprécie se nourrir des vibrations venues de l’hémisphère sud pour transformer sa musique en machine à adoucir nos vies, à mettre du baume sur des cœurs en permanence agressés par le quotidien.

Alors, il se promène et nous emmène, loin, surfant sur les rythmes en provenance des Caraïbes et du Brésil, de l’Afrique et des Antilles, pour créer cet univers unique où nos sens adorent se perdre, où nos barrières internes sautent bien vite lorsqu’elles  plongent dans une transe afro, entre vrombissement de la basse et  percussions tournoyantes, où nos corps se lâchent et se déhanchent jusqu’à déshydratation sur un funk coriace, où nos esprits ondulent en douceur sur un jazz-funk brésilien au groove aussi sensuel qu’onirique.

Aux commandes de son vaisseau feel good, Guts explore toutes ces vibrations qui en quelques notes seulement sont capables de déclencher une irrésistible envie de chiller et, dans la foulée, de partir se déhancher sur un dancefloor. Et si sa musique est capable, de temps à autres, de se faire plus mélancolique, plus introspective, c’est bien du côté généreux de la force qu’elle penche le plus souvent. 

Repoussant sans cesse les limites de son terrain de jeu, ce digger frénétique se remet aujourd’hui en mouvement pour nous offrir une nouvelle épopée sonique à la recherche du groove perdu qui devrait, sans nul doute, faire monter la température de plusieurs degrés du côté de Sauveterre de Rouergue.



[DI-MEH]

#rapfr #dimehtodo #mektoub

 

Skateur devenu rappeur, ou l’inverse, Di-Meh est de ces artistes qui, depuis quelques années maintenant, font de la scène hip hop suisse une zone de créativité extrême. Dans son parc d’attractions musicales, inutile de chercher le calme et la sérénité car tout ici est affaire de punchlines qui claquent au vent et de mots qui bousculent les certitudes, de turbulences mélodiques et de passion sans cesse renouvelée.

Au confluent des influences européennes, il cultive son originalité et sa vision propre du rap en multipliant les univers sonores, balançant entre pulsions viscérales de la trap, beats profonds de la boom bap old school et vibrations plus en phase avec l’air du temps, tout en veillant en permanence à mettre tout cela au service de son regard aiguisé sur le monde qui l’entoure.

 

Entre le rap et la vraie vie, la douceur du cocon familial et les clashs avec les blédards de l’underground, Di-Meh trace sa route en toute liberté, alignant, depuis dix ans, opus - 6 déjà dont l’album «Mektoub» sorti l’an dernier -, collaborations (notamment avec Lefa, Lomepal, Vladimir Cauchemar ou Caballero), et participations à des projets collectifs en compagnie de Slimka, Roméo Elvis, Némir, Danitsa ou Caballero & JeanJass.

 

Et s’il prend parfois le temps de respirer, c’est pour mieux ensuite replonger dans le grand délire à l’œuvre sur notre petite planète des singes, délivrant rageusement ses sons entre fractures soniques et ambiances plus lourdes, prods électro et sonorités world.

A bord de son 4x4 diplomatique, il file droit devant sans se poser de questions, fonçant pied au plancher vers un destin en fureur et douceur, vers ce moment précis, qui sait peut-être bien à Soft’R, où il sera venu le temps de shiner !



[Eesah Yasuke]

#cadavreexquis #samourainoir #rap #neosoul #eesahyasuke

 

 Parce qu'elle a ce regard profond et intense de ceux qui ont eu un parcours tout sauf facile, parce que depuis toujours, ou presque, la poésie, la musique et la danse sont des moteurs qui lui permettent d'avancer et de défendre les valeurs qui lui sont chères, Eesah Yasuke est de ces artistes rares à plus d'un titre.

De Roubaix, où elle a passé son enfance, aux terrains de sport, qu'elle a beaucoup fréquenté, chaque élément de son parcours l'a nourrie, l'a inspirée et transformée peu à peu en ce samouraï noir de la rime pour qui les mots sont les armes de prédilection et le rap le meilleur vecteur de partage. Elle qui ne reconnaît aucune frontière musicale, passant, dans ses influences, du rock, plus ou moins dur, à l'afrobeat nigérien, en faisant un détour par la rumba congolaise, la néo soul ou le blufunk, a fait du rap son langage artistique, celui qui lui permet le mieux de mettre en images ses expériences, ses réflexion, celui qui rend son univers encore plus singulier, celui qui rend son écriture encore plus consciente. 

Dans ce monde très codifié, Eesah Yasuke trace son chemin en combattante, sans se poser de questions, se servant de son vécu pour mieux nous toucher, pour mieux nous embarquer et transcender nos âmes. Comme un livre à cœur ouvert, son EP, «Cadavre 3xquis» sorti au printemps dernier, met en lumière de la plus belle façon qui soit son écriture sincère et sans fard, où les mots sont les meilleurs exutoires qui soient et permettent de dire aussi bien ce qu'elle vit que ce qu'elle trime, de dessiner sur les murs de nos vies tous ces moments flottants qui rendent l'existence plus intéressante.

Aujourd'hui, Eesah Yasuke nous ouvre les portes de son royaume et il y a fort à parier que son univers, entre introspection et combat, en surprendra plus d'un... et conquerra tout le monde ! 

 



[Antes & Madzes]

#rapgame #punchlines #puissant

 

Inutile de demander l’heure, Antes & Madzes sont dans la place pour mettre tout le monde d’accord !... Chauds comme la braise, ils sont là pour remettre la défaite à la mode et, jusqu’à l’aube, faire tourner les têtes à grand renfort de punchlines abrasives sans avoir besoin d’en rajouter, de mélodies qui font très attention à ne jamais venir couvrir des voix qui ont des mots à nous donner. Pas besoin de leur demander de ralentir, de mettre leur vie en mode slowmotion, eux foncent droit devant, racontant avec humour autant leurs ressentis de ces histoires qu’ils partagent avec nombre de leur génération.

Nature et mature, ils ont les deux pieds dans cette province qui les a vus naître et la tête dans les étoiles, là où on peut encore rêver, là où leur mélancolie peut s’effacer devant quelques égo-trips, là où chacun peut trouver la clé du succès selon ses envies, ses besoins.

Jonglant avec les sonorités, puisant leurs sources dans l’électro, la pop ou même le rock, les deux rappeurs savent mettre des mots simples sur les maux complexes que rencontre cette jeunesse “moyenne“ qu’ils connaissent si bien pour en faire partie, entre problèmes et ambitions plus ou moins réalistes, plus ou moins réalisables. Mêlant à la perfection leurs voix et leurs influences différentes, ils ont fait le plein d’histoires pour nous embarquer dans le long fleuve trop tranquille d’une humanité avec ses hauts et ses bas, sa noirceur et son humour, sa discrétion et sa volonté de briller envers et contre tout.

Après avoir mis le feu en ouverture de BigFlo & Oli, Vald, Guizmo ou Kacem Wapalek, raflé la mise au «Week-end des Curiosités» ou au Prix Pernod Ricard France Live Music, ils sont fin prêts pour mettre tout le monde d’accord dans le chaudron du Soft’R !... Faites le plein de vitamines, vous allez en avoir besoin.




[Vyto]

#rapgame #percutant #rythmelourd #dieumerci

 

Dans un monde à l’horizon pouvant paraître bouché, aux espoirs trop longtemps déçus, le ruthénois Vyto trace sa route tel un ange qui en aurait marre du paradis, conscient, trop conscient de tous ces obstacles posés sur son chemin, de tous ces messages serinés qui n’ont d’autres buts que de museler la liberté. Armé de ses mots et de son flow, il utilise le noir de nos vies comme un peintre pourrait le faire, esquissant au fil des titres une carte du réel où le vague à l’âme le dispute à l’espoir.

Vagabond des sons et des rimes, Vyto rêve d’un ciel plus bleu, d’un endroit où les mains peuvent se tendre et se mêler, où les murs des citadelles mélancoliques peuvent se briser par le simple pouvoir de l’audace. Rythmes lourds et mots crus, percutants, en bandoulière, il offre une caisse de résonnance à ces vies de rien que beaucoup refusent de voir, à cette jeunesse qui a trop d’envies et pas assez d’opportunités, à ces jours blafards qui se ressemblent tous et n’offrent comme horizon que routine et fumées factices.

Dans un monde où tout change pour que rien ne bouge, Vyto porte une parole que l’on pourrait croire désabusée, tellement sombre qu’elle pourrait servir de fond à un tableau de Soulages, mais qui, pourtant, regarde demain droit dans les yeux et y trouve, ici ou là, quelques raisons d’espérer.

Des brumes de Rodez au court central du game, Vyto voyage toujours en pensant au micro dont il pourra s’emparer pour raper en mode mythique, en rêvant à ces scènes, comme celle du Soft’r, où il pourra s’élever seul face à lui-même, où il pourra, de ses mots qui s’envolent comme des hirondelles, tisser une toile dont le public est le lien, où la vie peut enfin ressembler à un destin choisi et heureux.


[La Charcuterie Musicale 🐷]

#rosita #microchon #blindtest

 

Etes-vous sûr(e)s et certain(e)s d’avoir une vraie belle culture musicale ?

 

Pensez-vous, en votre for intérieur, être totalement incollables sur ces sons qui ont fait l’actu hier et qui bougent nos oreilles aujourd’hui ?... Oui ?... Non ?... Peut-être ?... Ne se prononce pas ?

 

Et si vous veniez vous confronter, dans la joie et la bonne humeur, à Mister Microchon, et sa bande d’agités du bocal de rillettes, pour faire le point sur votre niveau réel ?

Vous allez voir, le principe est super simple. Vous venez en groupe (à défaut on vous offrira des acolytes), vous enfilez votre tenue de combat - chapeau à paillettes, lunettes roses et collier aux couleurs de votre équipe -, et c’est parti pour un quizz musical totalement déjanté, délibérément exubérant et décontracté. Sous la houlette de Dj Halouf et de ses amis (Slipman, Salami Nacéri, Tino Rôti, The Butcher, Jean Michel Jarret, Lady Couenne, Notorious Pig, Pinky Punk, The Pig Lebowsky, El Nino le petit cochon, Knacky Chan et Jean François, le fils caché de Claude François) vous devrez être les plus rapides à reconnaître l’un des 3000 morceaux contenus dans la playlist de la Charcuterie Musicale, entre rock, pop, variété française et internationale, reggae, électro, toutes époques confondues.

 

Vous trouvez ça dur ? Pas de panique, face à la caravane Rosita tout le monde, de 7 à 77 ans voire plus, a sa chance, car rien jamais n’est joué d’avance et il suffit d’un coup de buzzer sur un tube chanté à tue-tête pour conquérir la victoire. Alors, comme tous les sons sont dans l’cochon, profitez donc de votre venue à Soft’R pour tenter votre chance car en cultivant, croûte que croûte, lard de la fête, ces charcutiers kitsch vont vous mettre dans les meilleures dispositions qui soient pour profiter du festival !