DIMANCHE 01 MAI

[Skip The Use]

#humandisorder #rockfr #comeback #tournée2022

 

Dans ce monde sans nom qui fait la part belle à nos désordres humains, qu’il est bon de pouvoir de temps à autres se laisser happer avec délectation par la frénésie d’une proposition à nulle autre pareille, condensé d’énergie pure et d’invitation à bouger sans contrainte, sans frein. Qu’il est doux de penser qu’au milieu de tous ces fantômes qui hantent nos quotidiens déprimés, il existe un endroit (pas tout à fait) caché où les dieux et les hommes se retrouvent pour toucher du bout des doigts ces moments d’extase que seule la musique peut procurer.

 

Qu’il est excitant de penser que, cinq ans après s’être séparés pour vivre chacun de son côté de nouvelles aventures mélodiques, Matt Bastard et Yan Stefani ont su se retrouver pour remettre la machine Skip The Use en marche, comme si de rien n’était, comme si ces cinq ans de parenthèse n’avaient été, finalement, qu’une étape nécessaire pour consolider l’édifice et lui donner un nouvel élan.

Un pied dans le passé, un autre dans le futur, Skip The Use a remis les pendules à l’heure avec un nouvel album («Past & Future») sorti juste avant la pandémie et brûle aujourd’hui d’une impatience non dissimulée de venir le défendre sur scène, heureux tout simplement de pouvoir repartir faire une virée électrique aux quatre coins de l’hexagone. Le programme en sera fort simple : de l’énergie brute à partager sans aucune forme de modération, une musique qui se joue des frontières et des cases, mélangeant comme bon lui semble rock, métal, punk, pop, trap, hip hop ou électro, un univers et des mots qui font sens et, surtout, une liberté totale permettant au groupe d’en découdre avec les clichés et les idées qui sentent le rance, pour mieux fédérer les esprits tout en permettant aux corps d’exulter.

Qu’il va être bon de retrouver Skip The Use en ce doux printemps aveyronnais !

 



[CXK]

#rock #occitan #diga-me #scènelocale

 

Quelle drôle d’idée que celle qu’ont eu Paulin Courtial et Dimitri Kogane, alias CXK, que de choisir l’occitan comme première langue d’un rock aussi puissant que classique !

Et pourtant, il suffit de se laisser emporter quelques instants par la transe de leurs mélodies viscérales pour comprendre à quel point le choix est pertinent tant leur musique gagne un supplément d’âme en allant puiser dans ces racines millénaires.

 

Une batterie, une guitare, deux musiciens en mode versus qui se cherchent, se trouvent, s’interpellent et se répondent, un rock stoner qui va à l’essentiel, là où est l’émotion est pure et sans artifice, il n’en faut pas plus à CXK pour nous emmener sur un chemin inhabituel, une route qui aurait un pied dans le Rouergue et un autre dans le désert californien, un univers où chaque note est décisive, où chaque mot, même chanté dans une langue que l’on ne maîtrise pas forcément, fait sens et bouscule nos habitudes, nos repères.

Peu importe, d’ailleurs, que le duo fasse œuvre originale ou s’approprie, comme sur leur album «Directe» sorti en 2019 ou leur EP «Diga me» disponible, lui, en 2021, des chansons traditionnelles, la sincérité qu’il dégage, la générosité dont il fait preuve, sont de celles qui emportent tout sur leur passage et procurent de sublimes sensations.

 

Comme un écho aux temps troublés que nous vivons, le stoner de CXK est autant une fabuleuse machine à faire bouger, qu’une invitation à la réflexion et à la démystification de nos peurs contemporaines. Loin, très loin, des clichés parfois véhiculés par la musique trad‘, l’univers de CXK nous entraîne dans une succession de rencontres musicales incroyablement fortes, énergiques, où le rock sait se faire indomptable pour mieux nous embarquer dans son grand huit émotionnel et nous faire vibrer.

 



[Dirty Fonzy]

#rockpunk #décoiffant #TheSkyCanFallOnUs #StillTheWorst 

 

A votre avis, quelle est la meilleure façon de transformer un pit en champ de bataille ?

Rien de plus simple en fait ! Prenez un quatuor amateur de punk rock, donnez-leur des instruments et laissez-les s’exprimer. La recette vous paraît simpliste ?

Pourtant, depuis presque vingt ans maintenant, une petite bande de furieux, originaires d’Albi et ayant biberonné aux meilleurs riffs de Rancid, des Ramones, Clash, Dead Kennedys et autres Pistols, l’applique à la lettre et s’ingénie à mettre le feu partout où elle met les pieds. Sans concession, le rock de Dirty Fonzy va direct à l’essentiel, ne s’embarrassant jamais de fioritures ou d’effets inutiles. Non, l’essentiel pour la meute emmenée par son chanteur guitariste Angelo Bombardos est de frapper fort et vite, puissant et percutant. Nul besoin de morceaux à rallonge pour ces adeptes des titres rageurs et dévastateurs, mais plutôt une envie permanente d’efficacité à base d’uppercuts consécutifs et de rock abrasif, histoire de mettre la tête à l’envers de tous ceux qui auraient la bonne idée de se retrouver sur leur chemin.

Sauvages et hardcore, même si ici ou là pointe un peu de douceur, les albums du crew, onze au compteur, sont taillés pour la scène, avec leurs mélodies qui vont droit au but et donnent irrésistiblement envie de lever le poing avant d’aller en toute fraternité pogoter avec ses voisins les plus proches.

En revanche, pas la peine de chercher la moindre trace d’une arnaque rock, vous risqueriez d’être déçus tant Dirty Fonzy fait dans le punk brutal, ce rock pur, dur et tatoué qui donne chaud, sent bon la sueur, celui qui se joue dans le rouge et ne fait pas dans la nuance. Alors, avant que le ciel ne nous tombe sur la tête du côté de Sauveterre de Rouergue, laissons-nous porter avec délectation par ces sons venus tout droit de l’underground. 

 



[Projet Newton]

#rockNswing #cabaret #burlesque #annéesfolles

 

Le Projet Newton !... Qu’est-ce donc ? Du rock, du jazz, de la chanson française ou du swing ? De la nouveauté ou des standards revisités ?  Du cabaret ou un concert ?  Un peu tout cela en fait mais pas que!

En vous proposant d’entrer dans son cabaret rock’n’swing burlesque, le quintet aveyronnais vous invite à un fabuleux voyage dans le temps, à une plongée dans ces folles années où l’on pouvait encore s’enivrer de musique et de danse dans la bonne humeur.  A la recherche du groove perdu, le Projet Newton parcourt les époques, passant des chansons à texte des années 20 à 50 (Boris Vian, Magali Noel, Jeanne Moreau…) aux standards de jazz revisités, du rock des années 60 aux histoires de notre présent.

 

Sans nostalgie mais avec une débauche d’énergie et de sourires complices, ces cinq personnages hauts en couleur nous ouvrent les portes de leur univers à mi-chemin entre le concert et le spectacle, mêlant chansons, numéros et interventions pour mieux nous raconter ces histoires intemporelles qui vont tour à tour nous émouvoir et nous faire rêver, nous chatouiller les zygomatiques et nous pousser sur la piste de danse. Au cœur de ce tango stupéfiant où la chaleur humaine est la valeur numéro un, la voix pleine de vie de Penny Blue et la douce folie de ses complices musiciens nous entraînent un peu plus encore au cœur de l’émoi, transformant au fil des minutes ces titres que, pour la plupart, nous connaissons depuis longtemps, en moments inédits totalement festifs.

 

Costumes, paillettes, accessoires divers, instruments affutés, tout est désormais en place pour que s’ouvrent dans les meilleures conditions possibles les portes du cabaret swing du Projet Newton et que déferle sur nous une onde réjouissante de groove imparable. 

 



[Astaffort Mods]

#postpunk #hiphop #sleafordMods

 

Forcément, quand on passe ses journées posé sur un banc de béton à regarder les camions de tomates qui vont à Marmande, il peut arriver qu’un léger agacement se fasse jour en soi et provoque quelques bouffées de colère.

Assurément, quand on reste en permanence à glander avec des potes qui n’envisagent absolument pas la possibilité de dépasser Agen, on a envie d’avoir un vrai projet, un truc 2.0 qui porte et donne des envies d’ailleurs. Le souci c’est que quand on est du Lot et Garonne et qu’on passe son temps à râler sur tout et sur rien, quand on voit la vie en mode noir profond, on a du mal à ouvrir les portes du monde... ou pas !...

 

Pour preuve ces trois énervés du 47, modèle bourru et adepte du bourre-pif, qui, à l’exemple de leurs lointains cousins anglais et cockney de Sleaford Mods, ont décidé de venir nous gratouiller la couenne à grands coups de tatanes verbales et de lo-fi post-punk véhicule idéal pour leur hip-hop coup de poing.

Attention toutefois à ne pas imaginer une seule seconde qu’ils auraient une filiation directe avec le plus connu des artistes de leur petite ville d’Astaffort !

Certes, ils partagent le même accent et une envie de passer un message, si l’un le fait doucement, poliment, souvent sans en avoir l’air, les trois d’Astaffort Mods, eux, le font en mode frontal, avec les mots du quotidien et une vision beaucoup plus sombre, sans la moindre envie de faire consensus ou de rester polis, ce qui ne les empêche pas, bien sûr, d’utiliser le verbe haut et l’humour, fut-il corrosif, pour envelopper tout ça.

 

Alors, avant que ces jeunes du dimanche, à force de trop flirter avec la glissière de sécurité, ne se prennent une fermeture administrative, partageons donc avec eux un moment subtil et délicat, du côté de Soft’R, avec ces punks nés de la fusion d’un pruneau et d’une centrale nucléaire !

 



[LOV3]

#miracle #electropop #oldschool

 

Comme un vent frais qui s’élance des pinèdes ombragées vers la grève brûlante, balayant le sable et nos amours d’été, comme ces quelques notes légères qui viennent nous caresser et nous faire frissonner alors que s’amoncellent au dessus de nos têtes les nuages sombres, les petites mélodies de Lov3 invitent à une douce et fragile errance au cœur d’un univers pastel et décalé, de celles qui mettent du baume au cœur et le sourire aux lèvres.

Deux garçons dans le vent, des synthés qui laissent échapper un peu de son pop délicatement festif, des mélodies entêtantes qui viennent servir un univers tout droit sorti d’un autre temps, d’une autre dimension, il n’en faut pas plus pour que l’on parte vers un territoire qui ne ressemble à aucun autre, une bulle pétillante (presque) hors de notre réalité, qui nous rappelle la légèreté agréable d’une autre décennie, d’un autre siècle. Déclinant la carte du tendre, le duo cévenol concocte au fil de ses morceaux une recette qui donne des envies d’escapade amoureuse, d’ailleurs ensoleillé et de cheveux balayés par une brise chaude. Tels ces préliminaires qui ont donné son nom à leur EP sorti en 2021, chacun de leurs titres nous entraînent dans une ballade printanière le long d’un chemin où chaque pas, chaque mètre parcouru nous rapproche de l’amour absolu.

Et si, de loin en loin, le rythme s’emballe, c’est bel et bien pour être à l’unisson de ce sentiment si humain, si universel, qui, jour après jour, nous donne envie d’avancer, partager, nous émerveiller. Dès lors, il nous suffira, dans le cocon ouaté de Soft’R, de tirer en douceur le fil de dentelle pop que nous offre Lov3 pour que, d’un coup d’un seul, déferle sur nous une vague presque mélancolique d’amour et de romantisme, pour que, baignant dans un océan de second degré, nous goûtions sans modération ce breuvage aussi léger qu’enivrant.



[La Charcuterie Musicale 🐷]

#rosita #microchon #blindtest

 

Etes-vous sûr(e)s et certain(e)s d’avoir une vraie belle culture musicale ?

 

Pensez-vous, en votre for intérieur, être totalement incollables sur ces sons qui ont fait l’actu hier et qui bougent nos oreilles aujourd’hui ?... Oui ?... Non ?... Peut-être ?... Ne se prononce pas ?

 

Et si vous veniez vous confronter, dans la joie et la bonne humeur, à Mister Microchon, et sa bande d’agités du bocal de rillettes, pour faire le point sur votre niveau réel ?

Vous allez voir, le principe est super simple. Vous venez en groupe (à défaut on vous offrira des acolytes), vous enfilez votre tenue de combat - chapeau à paillettes, lunettes roses et collier aux couleurs de votre équipe -, et c’est parti pour un quizz musical totalement déjanté, délibérément exubérant et décontracté. Sous la houlette de Dj Halouf et de ses amis (Slipman, Salami Nacéri, Tino Rôti, The Butcher, Jean Michel Jarret, Lady Couenne, Notorious Pig, Pinky Punk, The Pig Lebowsky, El Nino le petit cochon, Knacky Chan et Jean François, le fils caché de Claude François) vous devrez être les plus rapides à reconnaître l’un des 3000 morceaux contenus dans la playlist de la Charcuterie Musicale, entre rock, pop, variété française et internationale, reggae, électro, toutes époques confondues.

 

Vous trouvez ça dur ? Pas de panique, face à la caravane Rosita tout le monde, de 7 à 77 ans voire plus, a sa chance, car rien jamais n’est joué d’avance et il suffit d’un coup de buzzer sur un tube chanté à tue-tête pour conquérir la victoire. Alors, comme tous les sons sont dans l’cochon, profitez donc de votre venue à Soft’R pour tenter votre chance car en cultivant, croûte que croûte, lard de la fête, ces charcutiers kitsch vont vous mettre dans les meilleures dispositions qui soient pour profiter du festival !